Historique
Son fils, Eugène, a poursuivi la tâche tout en m'inculquant les valeurs simples des paysans : le travail et le respect des autres. J'associe à cette pensée mes oncles Caliste et Marcel.
Mon fils, Guillaume, représente la 7ème génération Reboul à exercer ce métier. Durant toutes ces années, nous sommes passés tout naturellement, mais non sans difficulté, du travail de la vigne à l'élaboration du vin.
Mais parler de 7 générations d'hommes de doit pas faire oublier la place ô combien importante des femmes dans cette tâche, qui ont su à la fois accepter la rudesse de cette profession, participer aux travaux difficiles, élever les enfants, et j'en passe...
Aujourd'hui le Domaine Massillan est une entreprise, et surtout une histoire familiale.
Y sont associés :
- Mon épouse Nadine et nos 3 enfants Guillaume, Charlotte et Clémentine;
- Philippe, mon beau-frère, fidèle parmi les fidèles depuis plus de 20 ans;
- Sergio, plus récemment, mais déjà tellement impliqué;
- et Dominique, qui apporte toute son énergie au fonctionnement du caveau.
D'autres, comme Marité, Huguette, René, Dédé, Gilbert ou Jean-Louis sont également là pour apporter leur aide toujours précieuse.
A l'occasion du 1er anniversaire du Domaine Massillan, nous avons souhaité organiser 3 journées de découverte et de convivialité.
Des dégustations de nos produits y seront bien sûr proposées.
Vous pourrez également admirer les oeuvres d'artistes à la fois simples et talentueux, qui ont accepté de prêter leur concours à cette manifestation.
A travers cette initiative, j'ai la modeste ambition de participer, avec tous mes collègues vignerons, dont certains sont présents ici, à ce que cette profession trouve un nouveau souffle, tout en perpétuant ces traditions dans un contexte économique de plus en plus difficile.
Ce projet ne doit pas s'arrêter là :
Nous développer à l'export, élaborer des vins toujours plus attractifs, élargir et étoffer notre clientèle, sont autant de pistes pour l'avenir.
Mais comme disait Papa : "Il faut savoir vivre décemment de notre travail, sans pour autant vouloir attraper la Lune."
Enfin, permettez moi d'exprimer un souhait : il ne suffit plus de se "tuer à la tâche" tout en attendant des subventions.
Pour que la viticulture ait un véritable avenir, elle doit être entendue lorsqu'elle s'exprime au travers d'initiatives et projets à la fois sérieux et ambitieux.
Et je crois en la jeunesse pour les porter.
Je voudrais terminer en remerciant toutes celles et ceux qui nous ont aidé dans cette entreprise, trop nombreux pour les citer ici, mais qui se reconnaîtront.
Je vous remercie également toutes et tous de votre présence ce soir, qui témoigne de l'intérêt que vous portez à notre profession.
Jean-Marie Reboul


